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12/06/2009

et après...

Le CDF, malgré le beau score des deux jeunes-cdf présents sur les listes : Claire-Marie Degomme et Henri de Codt, n'a pas encore pu bouleverser l'échiquier politique belge. Ce n'est pas bien grave et, dans l'état actuel des choses, c'est normal. Cependant, l'avenir ne nous attendant pas, si les négociations occupent les esprits de certains, la réflexion ne manquera pas d'occuper le nôtre. Pour les lancer je vous passe ici une belle chronique de Myriam Tonus parue dans la libre de ce vendredi, ventant l'audace des idées, du rêve et des défis.

 

Heureux les rêveurs!

 

Le nom d’Elie Brun-Lavainne ne vous dit sans doute pas grand-chose. En 1873, cet archiviste de la ville de Lille écrivit un petit livre intitulé "Les femmes". Toute prudence envolée, il s’y livre à une anticipation sur le devenir de ce qu’on appelait à l’époque le beau sexe, voit en la femme l’avenir de l’humanité et projette les bienfaits qui ne manqueront pas d’advenir dans la vie sociale et politique du 20e siècle si les femmes accèdent aux fonctions dont elles sont alors écartées. Ce qui ne l’empêche pas de rejeter dans le même temps la perspective d’une école obligatoire pour tous et la diminution des inégalités sociales ! Comme quoi les rêves les plus visionnaires ne sont jamais préservés du risque de la myopie

Car ce petit ouvrage oublié est bien l’œuvre d’un rêveur. D’un homme qui, au beau milieu d’une société où s’impose comme évident le rôle secondaire et effacé des femmes, pressent ce qui, de fait, paraîtra cent ans plus tard : la capacité des femmes à y prendre leur place. Et à le faire de manière originale, c’est-à-dire sans adopter le mode guerrier (compétition, rivalité, pouvoir) installé par des siècles de patriarcat. Sans doute sommes-nous encore loin du compte ! N’empêche. S’il n’y avait eu dans le passé des femmes (et aussi des hommes, comme Brun-Lavainne) pour oser imaginer que les choses puissent être autrement qu’elles n’étaient, le code de Napoléon continuerait de considérer la moitié de l’humanité comme mineure et incapable.

Les rêveurs, il est vrai, suscitent rarement adhésion et enthousiasme - sauf chez celles et ceux à qui ils ouvrent un avenir. Au mieux, leur rêve rencontre sourires et sarcasmes, au pis, confrontation et violence. Jésus, le "doux rêveur de Galilée" (comme l’appelait Renan) est mort sans avoir vu le début de la concrétisation de son espérance. Le I have a dream de Martin Luther King n’est entré dans les anthologies qu’après son assassinat. Et je me souviens des plaisanteries que provoquait, il y a 25 ans, le discours proprement prophétique de Riccardo Petrella quand il dénonçait les dangers de la compétitivité. Celles et ceux qui, un jour, ont rêvé d’une école pour enfants pauvres, d’une pédagogie alternative, de congés payés pour les ouvriers, de suffrage universel ou d’alliance des nations pour la paix se sont vus aussitôt opposer la belle raison et l’argumentation bétonnée des chantres de la réalité qui, comme chacun sait, n’est jamais qu’une construction, donc relative et révisable. En humanité, la réalité sert bien souvent à justifier les prises de pouvoir

"Faut pas rêver !" : tel est le credo de ces réalistes qui vous démontreront qu’on peut certes toujours s’offrir une petite évasion du côté une réalité "autre", mais que le bon sens (c’est-à-dire celui qu’emprunte leur chemin) prévaudra immanquablement, que le pragmatisme (c’est-à-dire leur propre manière de fonctionner) aura toujours le dernier mot. Au vu de l’état de la planète, de l’économie, de notre enseignement et de nos impasses politiciennes, un tel pragmatisme laisse songeur ! "Soyez réalistes, demandez l’impossible" : le slogan du Che a fait long feu, lui aussi. Et pourtant. Considérant l’humanité telle qu’elle est (n’est-ce pas ça, le réalisme ?), avec ses lenteurs, ses égoïsmes, ses peurs, ses jeux de pouvoir, peut-être faut-il en effet oser rêver loin, du côté de l’impossible pour qu’un petit pas soit possible. Pour qu’époque après époque, d’autres reprennent à leur compte le grand rêve initial et qu’advienne, nourri par le temps, quelque changement qui finira par transformer la face des choses.

Les grands progrès humains ont tous été ensemencés par le rêve : "Si l’idée n’est pas a priori absurde, elle est sans espoir", disait Einstein. Si nous voulons laisser à nos enfants autre chose que la désespérance d’un horizon étriqué, aux dimensions d’un "pragmatisme" (économique, politique, social, culturel) de pacotille, alors il est temps que nous ayons le courage de nos rêves.

 

Myriam Tonus dans la libre de ce vendredi 12 juin 2009

http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/508908/heur...

04/06/2009

le 7 Juin votez pour lui!

Henri de Codt, un jeune sur la liste bruxelloise du CDF (liste 42)

 

 

 

Le CDF, vous y croyez toujours?

Plus que jamais! La période que nous traversons nous montre que, lorsqu'on évacue du champ politique les

vraies valeurs humaines, on crée un vide dans lequel viennent s'engouffrer les pires choses : matérialisme,

fanatisme, intégrisme, injustices à l'égard des plus faibles, mépris de la famille. Ce qui fonde notre société se

trouve bafoué en faveur de ce qu'on appelle « les droits de l'homme ». Ces derniers deviennent malheureusement

de plus en plus souvent les droits de certains au détriment des autres. Voyez comme on donne la possibilité aux

parents de divorcer facilement et comme on oublie par là le bien de l'enfant. C'est vraiment la notion de liberté et

de responsabilité qui est de plus en plus mal comprise, généralement à cause du manque de repères. La société

toute entière en est victime... et chacun en particulier.

 

Le « C » du CDF risque de rebuter pas mal de gens...Pourquoi le maintenir?

Quand on entend « valeurs chrétiennes », avec un peu de bonne volonté on sait de quelles valeurs ont parle! Le

langage est clair : nous défendons la vie et la famille. Et dans ce mot « chrétien », on sent aussi quelque chose

d'immuable : nos valeurs ne changeront pas en fonction des modes. Ces valeurs sont toujours actuelles, toujours

indispensables pour vivre en société.

Vous trouvez ces valeurs ringardes ? Certainement pas ! Elles sont éternellement jeunes! Il suffit de voir comme

les gens qui en vivent vraiment rayonnent une paix profonde, même à travers les difficultés.

Et cela, chrétien ou pas, on peut s'en rendre compte. Le CDF n'est en tout cas pas un club de chrétiens coincés

sur la défensive. Ceux qui croient cela ne nous ont jamais rencontrés!

 

Et que dire du « F » qui a changé de sens?

Effectivement, il signifiait « Francophones » et est devenu « Fédéraux » pour mieux refléter l'esprit qui nous

anime et notre volonté d'unir les qualités de nos communautés linguistiques pour le service de notre pays. Nos

façons différentes d'aborder les difficultés et les événements sont une richesse insondable! Nous croyons que

nous pouvons encore vivre ensemble et nous pensons aux très nombreuses familles qui ont leurs racines des

deux côtés de la frontière linguistique et qui vivent dans un joyeux bilinguisme!

 

Avez-vous des qualités particulières pour vous lancer dans la politique?

Je n'ai aucun titre académique pour m'attirer les voix. Par contre, je suis ouvert sur tous les sujets d'actualité. Et

au-dessus de tout cela, j’ai le très vif désir de laisser à ceux qui nous suivent une société plus belle et plus juste.

Chez moi, idéalisme et réalisme font assez bon ménage!

 

Donc vous nous dites : « Votez pour moi »?

Je n'aurais pas cette prétention! Je vous dirais plutôt : même si cela vous paraît inutile de voter pour un si petit

parti, vous ne perdez pas votre voix parce que vous vous unissez à nous pour nous rendre plus forts. Et un jour –

peu importe qu'il soit proche ou lointain – nous pourrons nous faire davantage entendre. Quand vous votez, vous

avez en somme la possibilité de vous poser la question: « Qu'est-ce qui est le plus important pour moi? » A vous

de répondre : mon portefeuille? ma sécurité? ma liberté? la vie?... Vous êtes seuls à pouvoir répondre!

 

 

 

 

 

 

 

25/05/2009

vote de conscience

 

Le CDF en appelle à un «vote de conscience» pour TOUS les électeurs qui souhaiteraient marquer le coup lors des élections du 7 juin 2009 vis-à-vis des partis traditionnels.

 

Les sondages et la situation politique actuelle révèlent un sentiment grandissant selon lequel de plus en plus d’électeurs sont prêts aujourd’hui à changer de vote pour manifester leur désapprobation par rapport aux anciens partis. Les nouvelles formations, quant à elles, recueillent toujours davantage de soutien.

 

Ce «vote de conscience» concerne les électeurs qui n’auraient pas l’occasion de donner leur suffrage à un nouveau parti, comme le CDF, pour cause d’absence de liste dans certaines circonscriptions ou à l’Europe due à des formalités (récolte de signatures) très lourdes. Les électeurs sont alors invités par le CDF à voter blanc (vote électronique) ou à écrire visiblement sur leur bulletin de vote le sigle du parti (CDF) (vote papier), ce qui rend le vote nul, mais permet l’expression d’un avis politique fort.

 

 

Pierre-Alexandre de Maere d’Aertrycke

Président du CDF

 

Jean-Marie Bourgeois

Secrétaire politique du CDF

 

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