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20/02/2008

Mères porteuses - gestation pour autrui - URGENT : Ecrivez aujourd’hui aux sénateurs !

 

Mères porteuses - gestation pour autrui

URGENT : Ecrivez aujourd’hui aux sénateurs pour leur demander d’interdire le recours à la maternité de substitution et aux mères porteuses !

En ce moment même, plusieurs propositions de loi sont en discussion au Sénat visant à autoriser le recours aux mères porteuses et la maternité de substitution. Dans la gestation pour autrui, une femme accepte de porter un enfant – avec lequel elle a un lien génétique ou non - pour le donner immédiatement après sa naissance à une tierce personne ou à un couple, hétérosexuel ou homosexuel.

Action pour la famille asbl est en faveur de l’interdiction complète de la gestation pour autrui. Elle s’oppose fermement à l’autorisation de la maternité pour autrui sur la base d’un contrat ou d’une convention légale de quelque type que ce soit.

Nous sommes loin d’être insensibles à la souffrance des couples qui désirent avoir un enfant et la médecine actuelle permet fort heureusement de résoudre la majorité des cas de stérilité. Mais il n’existe pas de droit à l’enfant. Il faut en premier lieu tenir compte du bien-être de l’enfant et aussi des femmes qui accepteraient de porter un enfant pour s’en séparer immédiatement à la naissance.

D’un point de vue juridique l’autorisation de la gestation pour autrui – même dans des conditions très strictes – va à l’encontre de principes fondamentaux de notre droit. Juridiquement, la mère est la personne qui donne naissance à l’enfant. Une convention de gestation pour autrui mettrait en question le droit de la mère à déterminer la filiation de son enfant. De plus, le corps humain est indisponible et ne peut faire l’objet d’un contrat. Ce principe s’applique aussi bien à l’enfant à naître qu’à l’enfant déjà né qui serait, en vertu d’une convention, destiné à être cédé à autrui par sa mère.

D’un point de vue moral, la gestation pour autrui implique l’instrumentalisation du corps d’une femme qui est uniquement considéré comme un moyen de combler le désir d’un enfant. Naturellement, cette instrumentalisation est accrue lorsque le contrat prévoirait une rémunération ou même un dédommagement de la mère. Même si la loi interdisait toute rémunération et toute forme de commercialisation, comment pourra-t-on en pratique s’assurer du respect de la loi ? Comment éviter dans les faits que des femmes de milieux moins favorisés ne soient utilisées comme mères porteuses ? A tout cela s’ajoutent les risques physiques et médicaux inhérents à une fécondation in vitro et à toute grossesse.

Pour l’enfant aussi, les risques ne sont pas minces. On sait que des liens très forts se tissent déjà en cours de grossesse entre la mère et son enfant. La mère de substitution se devra de combattre sa tendance à créer un lien avec l’enfant pour éviter de subir un dommage psychologique lors de la séparation. Cette situation peut être préjudiciable à l’enfant. De plus, comment l’enfant réagira-t-il lorsqu’on lui dira (si on le fait) qu’il a été porté par une femme pour être ensuite donné à autrui ?

D’avantage d’informations sont disponibles sur le site d’Action pour la famille http://www.actiegezin-actionfamille.be/index.asp

Action pour la famille asbl invite dès lors toute personne à écrire aux sénateurs pour marquer son opposition à la gestation pour autrui !

Michel Ghins, président
Kris Vleugels, vice-président
Pierre-Alexandre de Maere d’Aertrycke, trésorier
Luc Borkes, collaborateur 

Courriels des sénateurs francophones membres de la Commission des affaires sociales et de la Commission de la justice.

Mme. Sfia Bouarfa (PS) sbouarfa@parlbru.irisnet.be
M. Jacques Brotchi (MR) moulia@mr.polgroups.senate.be
Mme. Anne Delvaux (CdH) delvaux@senators.senate.be
Mme. Isabelle Durant (ECOLO) isabelle.durant@ecolo.be
M. Richard Fournaux (MR) fournaux@senators.senate.be
Mme. Dominique Tilmans (MR) tilmans@senators.senate.be
Mme. Christiane Vienne (PS) contact@christianevienne.be
M. Berni Collas (PS) collas@senators.senate.be
M. Georges Dallemagne (CdH) dallemagne@senators.senate.be
Mme. Christine Defraigne (MR) contact@christinedefraigne.be
M. Alain Destexhe (MR) destexhe@senators.senate.be
M. Josy Dubié (ECOLO) josy.dubie@ecolo.be
M. Marc Elsen (CdH) marc.elsen8@gmail.com
Mme. Joëlle Kapompolé (PS) kapompole@senators.senate.be
M. Philippe Mahoux (PS) courrier@philippe-mahoux.be
M. Philippe Monfils (MR) philippe.monfils@skynet.be
Mme. Carine Russo (ECOLO) carine.russo@ecolo.be
Mme. Olga Zrihen (PS) zrihen@senators.senate.be
Mme. Marie-Hélène Crombé-Berton (MR) crombe@senators.senate.be
M. Christophe Collignon (PS) contact@christophe-collignon.be
M. Alain Courtois (MR) alaincourtois@hotmail.com
M. Jean-Paul Procureur (CdH) jean-paul@jpprocureur.be
M. José Daras (ECOLO) jose.daras@ecolo.be
M. Francis Delpérée (CdH) delperee@senators.senate.be
M. Philippe Moureaux (PS) pmoureaux@molenbeek.irisnet.be
M. François Roelants du Vivier (MR)  roelantsduvivier@senators.senate.be

Action pour la famille asbl - Rue F. Mélard 11 - 1200 Bruxelles - GSM : 0494 39 20 21

Commentaires

Bravo les Jeunes CDF pour votre rapide réaction et votre engagement !
Il y a des situations où l'on ne peut se permettre de rester les bras croisés, sous peine de se rendre complices de la folie des hommes dont l'imagination est sans limite.
Lorsque l'intérêt du plus petit, de l'enfant n'est plus pris en compte, que le corps de la femme devient un instrument où la vie pourra passer en dehors de relations familiales, de liens durables, d'un contexte d'amour, malgré toutes les lois qui tenteraient d'encadrer ces situations devenues permises, c'est un signe que la société va bien mal !
Elle a alors besoin du réveil d'un certain nombre de ses citoyens pour redonner un sens à sa mission de protection des plus faibles, tout en n'oubliant pas d'accompagner celles et ceux qui souffrent de ne pouvoir donner la vie, mais qui pourraient aussi l'accueillir en adoptant les plus petits que cette vie a arraché à la tendresse de leurs parents naturels.
Quelle espérance de lire que des jeunes comme vous ont compris toute l'importance de l'enjeu et ont le courage de s'engager au service d'une société juste et qui a du sens !

Écrit par : Pierre-Alexandre de Maere | 20/02/2008

"On sait que des liens très forts se tissent déjà en cours de grossesse entre la mère et son enfant. La mère de substitution se devra de combattre sa tendance à créer un lien avec l’enfant pour éviter de subir un dommage psychologique lors de la séparation."

Ça, c'est vous qui le dites...! En tant que "mère" ayant mis deux enfants au monde et les ayant tous les deux confiés à l'adoption, je suis la preuve vivante que cette affirmation est fausse. La séparation s'est faite sans traumatisme car aucun lien d'amour particulier ne s'est jamais créé entre moi et ces deux enfants pourtant, au départ, désirés.

Les femmes qui ont envie d'exercer cette "activité" doivent rester libres de le faire: ce n'est pas pire que de les abandonner dans des circonstances beaucoup plus dramatiques que cela. Quant aux "enfants", ce qu'ils veulent, c'est juste la vérité, l'honnêteté, le droit de savoir. Quand ils recherchent leurs origines, ils s'attendent à tout... et risquent de trouver des vérité bien pires que cela.

Vous nagez à contre-courant, votre lutte n'a aucun sens.

Écrit par : Marielle | 21/02/2008

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